Oïdium sur courgette

 

Sous abri : Podophaera xanthii - Podosphaera fusca - Podosphaera fuliginea - Sphaerotheca fuliginea

Plein champ : Golovinomyces cichoracearum (=Erysiphe cichoracearum) - Oïdium lycopersicum

Quelque soit le champignon responsable, l'oïdium se manifeste par un feutrage blanc se développant sur le feuillage. La surface des feuilles exposées à la lumière diminue ce qui entraîne une réduction de la production.
Les courgettes peuvent être déformées.
Sous abri, l'oïdium se développe le plus souvent en cas d'alternance de nuits fraîches et de journées chaudes.

 

• Choisir des variété résistantes (exemples : Cassiopée en culture de printemps sous-abri, Pixar en culture de plein champ, Galilée en culture sous abri ou de plein champ).

• Bien aérer les abris, choisir des variétés à port aéré, diminuer la densité de population.

• Dès les premières tâches, couper les feuilles atteintes et les brûler.

• Brumiser permet de créer une atmosphère fraîche, défavorable à l'oïdium, mais attention au mildiou.

• Bien entretenir les abords des abris afin que les adventices (par exemple, le laiteron ou le seneçon) ne puissent pas être des sources de contamination.

• Bien gérer la fertilisation azotée afin que les cellules des feuilles ne soient pas trop gorgées d'eau.

• Bien désinfecter les abris en fin de saison, ainsi que tout le matériel utilisé.

Pour plus d'informations, consultez toujours le bulletin de santé du végétal

 

Produits à base de soufre
Ils ont une action préventive, curative et même éradicante.
Il existe des produits pour pulvérisation et d'autres pour poudrage.
Ce sont les vapeurs de soufre qui agissent. Il faut donc que le soufre se sublime (passe sous forme de gaz). Le traitement est donc plus efficace quand le temps est sec et chaud (environ 25°C ; ne pas traiter au delà de 28°C car il y a des risques de brûlure).
Le soufre est dangereux pour la faune auxiliaire.
Informations complémentaires sur le soufre

Produits à base de bicarbonate de potassium
Ces produits sont curatifs.
Ils ne semblent pas entrainer de phénomène de résistance.
Ils ne sont pas toxiques ni écotoxiques.
Ils n'ont aucune persistance d'action (il faut renouveler le traitement régulièrement ; toutes les semaines en période de risque).
Il faut bien mouiller le feuillage (utiliser un grand volume d'eau car les produits agissent par contact).

Produits biocides à base de champignon
Ampelmyces quisqualis est un champignon qui parasite d'autres champignons dont ceux responsables de l'oïdium.
Il ne produit pas de toxines.

Produits à base d'huile essentielle d'orange douce
Les produits à base de cette huile sont curatifs. Ils brûlent les tissus des champignons (et des insectes à corps mou).
Attention à l'impact de ces produits sur les pollinisateurs et les auxiliaires.
Ces produits sont toxiques pour les organismes aquatiques.

Produits à base de bactéries
Bacillus subtilis produit des substances qui stimulent les défenses naturelles des plantes. C'est un éliciteur qui a une action préventive.

Tableau des produits phytosanitaires spécifiques à cet usage

Dernière mise à jour le 06/07/2017

 

• Lithothamne :
Dans les préparations à base de soufre, on peut remplacer la moitié du soufre par du lithothamne.

• L'extrait fermenté de purin d'ortie est approuvé depuis le 31/03/2017 par l'Union Européenne, et utiisable en Agriculture Biologique. Sa fiche de préconisation est à ce jour en cours d'écriture. Ce purin devrait être utilisé pour lutter contre l'oïdium de la courgette.

Plusieurs substances de base sont utilisables en AB pour lutter contre l'oïdium de la courgette.

• L'hydrogénate de sodium (plus simplement nommé bicarbonate de sodium) est une substance de base approuvée par l'Union Européenne. Son acceptation en Agriculture Biologique est encore à l'étude à ce jour '31/03/2017).
Si elle était autorisée en AB, elle permettrait de luttrer contre l'oïdium de la courgette dans les conditions suivantes :
- en plein champ et sous abri
- stade d'application : de 2 feuilles étalées à maturation complète du fruit.
- usage autorisé : oïdium (Sphaerotheca spp et Oïdium spp)
- 2 à 5 kg/ha de substance active
- concentration recommandée : de 0,33 à 1 %
- 8 applications maximum
- 10 jours entre deux applications
- DAR : 1 jours
- en pulvérisation foliaire

• Les lécithines sont des substances de base approuvées par l'Union Européenne et utilisables en AB. Elles permettent de lutter contre l'oïdium de la courgette dans les conditions suivantes.
- sous abri
- stade d'application : décotylédons étalés à maturation complète du fruit.
- usage autorisé : oïdium (Sphaerotheca spp et Oïdium spp)
- 3 à 13,5 kg/ha de substance active
- 6 applications maximum
- 5 jours entre deux applications
- DAR : 5 jours
- en pulvérisation

• Le lactosérum est une substance de base approuvées par l'Union Européenne et utilisable en AB qui permet de lutter contre l'oïdium de la courgette dans les conditions suivantes.
- sous abri
- stade d'application : plus de 9 feuilles étalées avant l'apparition des fleurs
- usage autorisé : oïdium (Sphaerotheca spp et Oïdium spp)
- 0,36 à 2,4 kg/ha de substance active
- 5 applications maximum
- 7 jours minimum entre deux applications
- en pulvérisation foliaire par temps ensoleillé, si possible le matin.
- mode de préparation : le lactosérum doit être utilisé rapidement après sa collecte et ne doit pas être stocké dans un récipient métallique.

Le Chitosan est une substance de base utilisable en AB.
Il est obtenu à partir de la carapace des crabes. C'est un stimulateur naturel des défenses des plantes, intéressant dans la lutte contre les maladies fongiques et bactériennes des légumes.

Il s'utilise dans les conditions suivantes :
- en plein champs et sous abri
- du développement des feuilles au développement des fruits
- 0,1 à 0,4 kg/ha de substance active
- 4 à 8 applications à intervalle de 14 jours
- pulvérisation à bas volume (200 à 400 l/ha)

Dernière mise à jour le 10/04/2018